Interview

Etudiante infirmière

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Coline DETANT (19 ans)

A la fin de son cursus, Coline sera IDE (infirmière diplômée d'état). Elle ne sait pas encore si elle sa spécialité sera "bloc opératoire", "anesthésiste", ou encore "puéricultrice"... De plus, elle est également intéressée par le travail au sein d'un organisme humanitaire.

Quel est ton cursus scolaire ?

J'ai suivi une formation générale dans un collège et lycée privés général, passé un BAC S (spécialité SVT) et je suis en deuxième année d'une école d'infirmière.

Quelle profession désires-tu exercer ?

Le diplôme IDE mène au métier d'infirmière. Je me spécialiserai ensuite, en fonction de mes affinités, soit infirmière au bloc opératoire, infirmière anesthésiste, puéricultrice ou peut-être que je travaillerais dans l'humanitaire.

D'où vient cette vocation ?

J'ai toujours vécu dans un milieu médical, mes parents sont médecins. J'aime me sentir utile auprès des autres. Dans le métier d'infirmière, il y a beaucoup de « relation d'aide ».

As-tu hésité avec un autre métier ?

J'ai voulu faire médecine mais n'étant pas très « scolaire », les 8 ans d'études m'ont un peu découragée. Dans le métier d'infirmière, on est directement confronté au travail (stages) et ça me plaît. De plus, on est beaucoup plus proche des patients que les médecins car on les côtoie tous les jours, on crée une relation de confiance, on est proche d'eux quand ils ont peur, on écoute leurs problèmes, on les conseille.... Ce n'est pas que du médical, il y a énormément de social dans ce métier.

Où et comment se déroulent tes cours ?

Tout d'abord, pour rentrer en école d'infirmière il faut passer un concours basé sur de la culture générale et des tests psychotechniques. Pour passer ce concours, le baccalauréat n'est pas obligatoire ! Il suffit de passer un test en plus, basé sur du français (dissertation, résumé). Si on valide le test écrit, on passe une épreuve orale, un jury nous donne un sujet et on doit débattre dessus, puis il nous interroge sur nos motivations...
Il faut une moyenne de 10 et pas de notes en dessous de 8, pour valider le concours.

Pour la formation, notre promotion peut accueillir 130 personnes en première année. Les cours sont donnés dans des amphithéâtres. Les horaires sont souvent 8 h 30 – 12 h 30, 13 h 30 – 16 h 30du lundi au vendredi. En première année, on étudie la gynécologie, les pathologies infectieuses, la cardiologie, la traumatologie/rhumatologie, mais également des cours d'hygiène, de santé publique, d'éthique...

En première année il y a 4 stages de 4 semaines répartis sur toute l'année ; deux semaines de vacances à Noël, une semaine en février, deux semaines en avril et cinq semaines pendant les grandes vacances . Le mois est à négocier avec la promo. Pour valider la première année, il faut pour les évaluations écrites une moyenne générale de 10 et pas plus de 2 notes inférieures à 8 sinon rattrapage en fin d'année ! Pour les stages il faut une moyenne de 10 en fin d'année. Pour les MSP (mise en situation professionnelle) ; il y en a 2 (+1 rattrapage) qui se déroulent pendant les stages. Une formatrice de l'école vient nous voir sur le lieu de stage et avec un infirmier du service on doit lui présenter des soins et la présentation des patients. Il faut une moyenne de 10 et pas de notes inférieure à 8.

Le principe est le même pour chaque année. Il y a 3 ans d'études et 6 mois pour préparer son diplôme final (basé 50/50 sur un mémoire et une MSP)

A savoir que le redoublement n'est pas un acquis, pour y avoir droit il faut passer devant un jury d'une dizaine de personnes et expliquer les raisons de l'échec, ses motivations.... Une personne sur deux se voit accorder le redoublement que ce soit en première, deuxième ou troisième année.

Y a t-il des différences avec la première année ?

En première année d'infirmière, on apprend le métier d'aide soignante (tout ce qui est soin d'hygiène et de confort), il n'y a pas beaucoup de médical. Lorsque que la première année est validée, on est diplômée aide soignante et on peut travailler en tant que telle. C'est en deuxième année qu'on commence vraiment à pratiquer tous les actes médicaux (piqûres, perfusions, prise de sang, administration des traitements...).

Qu'est-ce qui te plaît dans ce métier ?

L'esprit d'équipe. On travaille tous en collaboration, que ce soit avec les aides soignantes, les médecins, les assistantes sociales....On travaille pour un même but : le bien-être du patient, sa guérison... Mais ce qui me plaît le plus c'est l'aide que l'on apporte aux gens, on les rassure, on les écoute, on les soutient.

Qu'est-ce que tu aimes dans tes études?

Apprendre les pathologies, rencontrer des gens différents et les aider.

Qu'est-ce qui te déplaît dans ta formation?

La formation est très exigeante, il ne faut pas faire de faux-pas et être assidus car on n'est pas sur de redoubler et on peut se retrouver après trois ans au point zéro. De plus, à chaque nouveau stage il faut se réintégrer à une équipe qu'on ne connaît pas et parfois, les affinités ne se créent pas ! Je déteste la sévérité du règlement et le peu de vacances.

As-tu déjà effectué un ou plusieurs stages ?

En première année, j'ai effectué quatre stages. Un stage en chirurgie, un stage en gériatrie, un stage en médecine et un stage en psychiatrie. Cette année mes stages se sont déroulés en santé publique, dans un lycée publique et un autre en psychiatrie. Il me reste à faire pour la deuxième année un stage en chirurgie, un en pédiatrie et un stage optionnel. Je choisirai ce que je veux.

Que t'ont-ils apportés ?

Une ouverture sur le monde sur les problèmes en société, de la chance que j'ai, et du plaisir d'aider les autres.

Où aimerais-tu travailler plus tard ?

J'ai tellement aimé tous mes stages, qu'il m'est encore difficile de faire un choix. J'ai envie de toucher à tout, c'est aussi l'intérêt de ce métier il n'y a pas de chômage et on peut changer de domaine quand on le souhaite.
E.K.
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