Interview

Etudiant en STAPS (bis)

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Sébastien Lequint (21 ans)

Société: Faculté des Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS), Liévin

Quel est ton cursus scolaire depuis l'obtention du Bac ?

Après le Bac, je suis entré directement en première année de Deug car c'est une orientation que j'ai toujours voulu faire, la question ne s'est donc pas posée. Puis, j'ai poursuivi en deuxième année de Deug. Actuellement, j'attends les résultats de licence pour accéder, l'année prochaine, en PLC 1 et préparer le CAPEPS (concours de professorat d'EPS).

Comment se sont présentées tes trois années universitaires ?

En Deug, j'ai étudié des matières généralistes et d'autres plus spécialisées telles que la sociologie du sport, la biomécanique, la condition physique, la physiologie, l'anatomie, l'apprentissage moteur ou encore la psychologie de l'enfant et de l'adolescent. En deuxième année de Deug, on a le choix entre deux modules d'orientation : gestion et management du sport ou éducation motricité. Cette spécialisation est intéressante car elle permet d'étendre et d'enrichir ses compétences dans un domaine précis. Personnellement, j'ai opté pour la licence éducation motricité car c'est la spécialisation qui répond le mieux à mes aspirations professionnelles.

Plus particulièrement, comment se passe l'année de la Licence ? Quelles ont été les différentes matières enseignées ?

Cette année, j'ai eu des cours d'histoire et de sociologie du système éducatif, de psychologie, d'anglais, d'info, de physio et d'autres matières plus concrètes telles que l'apprentissage moteur, la pédagogie didactique ou encore l'éducation physique scolaire. La licence commence aussi à nous préparer au CAPEPS par des cours de méthodologie des écrits et d'épistémologie (étude critique sur l'histoire de l'EPS).

As-tu eu des stages ou des expériences sur le terrain qui ont pu te permettre de découvrir réellement le métier ?

Dans le cadre de la formation, j'ai effectué deux stages de 50 heures, l'un en deuxième année et l'autre en licence. J'ai réalisé mon premier stage à l'école primaire Jean Macé de Liévin. J'étais chargé d'encadrer une classe de CP (enfants de six, sept ans) dans le cadre d'interventions ponctuelles en GRS. Mon second stage s'est déroulé au collège Jean Zay de Lens. C'était un stage d'observation qui m'a beaucoup enrichi car il m'a appris les bases de la relation enseignant/enseigné. J'ai donc pu analyser les divers comportements des élèves d'un point de vue moteur, affectif et relationnel. J'ai également appris à inculquer des principes aux enfants tels que l'entraide, la solidarité et le respect pour les faire progresser et arriver aux finalités pédagogiques et éducatives.

Hormis ces stages, as-tu eu d'autres expériences professionnelles au contact d'enfants ?

En juillet 2003, j'ai eu l'opportunité par mon club d'athlétisme, d'encadrer des jeunes de 6 à 15 ans du centre de loisirs de Liévin. J'étais chargé d'organiser des minis compétitions (60 m, 400 m, lancé de poids, triple bond et une course de relais) au parc de Rollencourt.
Sinon au mois de février j'ai fait un stage pour acquérir le diplôme d'animateur régional et pour avoir une première expérience. Je suis intervenu en centre de loisirs pour encadrer des jeunes de six à treize ans.

D'après ton expérience, quels sont les avantages et les inconvénients du métier de professeur d'EPS ?

Les avantages sont quand même bien nombreux ! C'est un travail non stressant car il se déroule à l'extérieur, c'est aussi un métier qui procure une certaine liberté, avec des horaires souples même si le prof d'EPS est toujours moins reconnu que les autres profs. Mais ce qui me plaît avant tout c'est d'avoir une certaine liberté professionnelle et d'être au contact d'enfants. C'est également valorisant de mesurer les progrès des élèves au fil des semaines et d'arriver à atteindre ses objectifs.

Quels conseils pourrais-tu apporter à un étudiant qui souhaiterait suivre ta voie ?

D'être bien sûr d'aimer les enfants et de pouvoir s'adapter constamment à chaque personnalité. Je lui dirais aussi que c'est un métier qui nécessite un minimum d'autorité pour recadrer les élèves.

Quelles sont les principales qualités à avoir pour être un « bon » professeur d'EPS ?

Il est évident qu'il faut avant toute chose avoir une certaine endurance physique et être sportif. De toute façon, en Deug il y a environ une dizaine d'heures de sport par semaine et une obligation d'être inscrit en club.
Sinon, professionnellement, il faut savoir maîtriser ses émotions, avoir du sang froid et ne pas se laisser déstabiliser par les imprévus. De plus, il est nécessaire d'être très patient, attentif et pédagogue pour savoir adapter les exercices à chaque élève.

Quelles sont tes perspectives d'avenir si tu n'arrives pas à avoir le concours dès la première année ?

Je recommence pour le retenter ! Cela fait maintenant dix ans que je souhaite être professeur d'EPS, ce n'est pas si près du but qu'il faut abandonner ! Mais au cas échéant, avec la réduction des postes, je pourrais déjà enseigner avec la licence dans le privé et au bout de trois ans, je pourrai passer le concours en interne.
M.H.K.
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